fonds sonore sur cette page,patientez.

L'entreprise Teppaz

Les principaux dirigeants  et responsables: 

A Lyon Croix-Rousse: Mme Coudeyre, M.Seyvos (à partir de 1963),M.Bardon, M.Salles puis M.Berthier, les frères Byasson (délégués de la marque dans le monde, M. Avet (responsable de la fabrication)

A Craponne : M. Massiani

A Montgivray : M.Mauchien puis M. Fragnier

A voir absolument, sur le site de l'INA : ce très intéressant reportage de l'ORTF, sur la réalisation des électrophones Teppaz à Montgivray et à Lyon : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=teppaz&num_notice=1&total_notices=3

 

1931 : début de l’aventure : dans le 2e arrondissement de Lyon , 13 rue Jarente, M.T ouvre sa propre entreprise de radio et matériel électrique ,avec trois autres personnes .

 

1939 : c’est la guerre qui arrive et en Septembre le magasin ferme ses portes. M.T. sera fait prisonnier et s’évadera ;

Il revient à Lyon et rouvre sa boutique en Octobre 1940.

 

Fin 1941/début 42, sort le premier tourne-disque Teppaz 78T.

 

L’entreprise se développant ,celle-ci se déplace en 1946 , 4 rue du Général Pleissier . (local vendu en 1972)

 

1950 :Rachat d’une usine à Montgivray ( Indre) Responsable : M. Mauchien puis M.Fragnier

 

1952 : création de la S.A Teppaz

 

1956 : installation au 170 bd de la Croix-Rousse : ce sera le siège social. On y assemblera aussi les pièces venues de Craponne.On y expédiera les commandes.On y enregistrera les disques Teppaz. etc

1957 :  ouverture du magasin de Paris au 160 Rue Lafayette (Xe arrondissement)

1958 : Rachat d’une usine à Crapone (près de Lyon) :ce sera le grand centre de production Teppaz.  ( Responsable du site : M.Massiani.)
 

            Début de l’aventure du disque Teppaz .

1960 : l'ouverture d'ateliers de montage en Iran, Turquie, Grèce, Algérie ou Venezuela . Le drapeau de Teppaz flotte fièrement à Lyon sur la colline de la Croix-Rousse, où est installé le siège de la société, qui emploie 700 salariés, dont 60 % de femmes et 70 % d'ouvriers hautement qualifiés

1962 : le 5 juillet M.T reçoit l’oscar de la meilleure entreprise exportatrice.

 

1963 : Entrée dans l’entreprise du Dr Paul Seyvos ,gendre de M.T.

 

1964 : le 15 août , mort de M.T.

 

Septembre 1964 :Mme Teppaz devient PDG , M. Seyvos directeur général et administrateur, Mme Coudeyre  avec le titre de directeur adjoint  garde la direction  du secrétariat général et de l’administration commerciale

 

1965 : obtention pour la deuxième fois de l’oscar de l’exportation.

 

1968 : les évènements de Mai touchent aussi la société Teppaz ,alors qu’elle commençait déjà à rencontrer ses premiers problèmes.

Les commandes restent bloquées, ne pouvant être exportés à l’étranger ou distribuées en France. C’est la pagaille, l’anarchie à l’intérieur des usines, du jamais vu chez Teppaz.

 

Les technologies commencent à évoluer très vite, Teppaz est à la traine en particulier en ce qui concerne le changeur de disques où BSR et Dual s’imposent. Le danois Bang et Olufsen s’impose lui, sur le marché de la HiFi haut de gamme. Teppaz est obligé de diminuer ses marges pour pouvoir tenir encore sa place auprès des nouvelles enseignes que sont la FNAC et Darty ainsi que des chaînes d’hypermarchés.

Teppaz est obligé d’emprunter.Les banques deviennent exigeantes. Les licenciements commenceront, en particulier ceux des piliers de l’entreprise.On ferme Montgivray. 

 

1971 : le 3 juin c’est le dépôt de bilan et la naissance de la société nouvelle d’exploitation des Ets Teppaz.  (Craponne)

 

Fin 1971 : Après avoir été reprise par la société Fantasia, « la Croix-Rousse » est vendue à   "Amengual  frères ", fabriquant joaillier bijoutier qui s'installe en Juin 1971 au 186 boulevard de la croix rousse.

                 Les Teppaz qui sortent à partir de 1971,ne sont plus des « vrais Teppaz »

1974 : c'est à nouveau la chute de Teppaz et de Fantasia. Le patron a disparu depuis juillet 1973 et le comité d'entreprise apprend qu'il est hospitalisé à la suite d'une grave dépression.  Les conclusions d'une expertise comptable demandée par le comité d'entreprise sont accablantes : — Insuffisance du capital de constitution de la nouvelle société : 20 000 F. Absence de prévisions de trésorerie. — Prix non compétitifs du fournisseur privilégié, Fantasia, qui exigeait le paiement avant livraison, pratique contraire au droit commercial. — Conclusion de contrats de vente désavantageux — notamment pour 38 000 électrophones avec le « Reader's Digest » et 45 000 avec Sonolor pour la seule année 1974— et excédant ta capacité de production, d'où recours à la sous-traitance et à la main-d'œuvre Intérimaire. — Absence de détermination de prix de revient complet. — Extension de la gamme des produite sans souci de rentabilité (44 types d'électrophones en 1975 pour 89 448 appareils vendus). La deuxième faillite était donc inévitable. Le 17 décembre 1974, un administrateur provisoire est désigné par le tribunal de commerce de Lyon ; le trou est de 600 millions d'anciens francs.

17 mars 1975, l'administrateur provisoire licencie les 230 travailleurs de Teppaz-Fantasia. Ils réagissent en occupant l'usine de Craponne, afin d'obliger le patronat et les pouvoirs publics à négocier.

Fin 1978 : liquidation totale et définitive après une période, de 7 années (71 à 78), chaotique et… dramatique.

  La marque Teppaz a été rachetée en 1998 par Jean-Claude Sensamat

 

Ces données sont en grande partie extraites de l’indispensable livre « Quand Teppaz faisait tourner le monde » 

Editions  Jacques André – Lyon               

Remerciements à M.Michel Loude qui m’a gentiment autorisé à les citer ici.

et de l'hebdomadaire du P.S. du 11/04/75

R.L. 

 

 

1958